Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /Août /2009 12:32

Le vieil arbre.

Un beau jour, il y a bien longtemps, à l’heure la plus chaude de la journée, celle où la lande se tait sous le poids de la chaleur, le silence fut rompu par les pleurs d’une jeune fille. A bout de forces, elle s’arrêta à l’ombre d’un vieil arbre. Après un long moment, ses sanglots s’étant calmés, épuisée par son chagrin, elle s’adressa au vieil arbre comme dans un songe.

 

- Pourquoi es-tu toujours aussi serein vieil arbre ? Il semble que tu ne connaisses point le malheur.

 

Alors, à sa très grande surprise, le vieil arbre prit une grande inspiration et, d’une voix calme et posée, il lui répondit :

 

- Si je m’étais désespéré de ne pouvoir bouger, en pensant que la terre est plus riche sur l’autre versant de la colline ;

 

si j’avais pesté contre le temps, en pensant que l’air était plus vivifiant le jour d’avant ou en espérant qu’il soit plus agréable le jour d’après ;

 

si j’avais regretté la branche que j’ai perdue en pensant qu’elle m’était indispensable ;

 

si je m’étais rongé en pensant que jamais je ne serai à nouveau le jeune arbre vigoureux que j’ai été ;

 

si je m’étais rendu malade parce que l’arbre d’à côté me fait de l’ombre ;

 

si je m’étais angoissé enfin, chaque jour en pensant que demain, peut-être, une tempête me terrasserait ;

 

alors, sans doute, ne serais-je plus là pour te répondre aujourd’hui.

 

Alors, voyons, qu’est-ce qui peut bien t’empêcher d’être heureuse, lui demanda le vieil arbre ?

 

La jeune fille réfléchit un long moment puis ses yeux s’éclairant de cette petite flamme qui jaillit quand on vient de comprendre quelque chose de très important, elle répondit :

 

- Moi ! Il n’y a que moi qui puisse m’empêcher d’être heureuse !

 

Puis s’abandonnant à cette pensée, elle s’endormit à l’ombre du vieil arbre, d’un profond sommeil réparateur. Lorsqu’elle se réveilla, son regard était comme le premier regard sur le monde. La jeune fille remercia l’arbre de tout son cœur. Elle alla au ruisseau remplir un seau d’eau, le versa au pied de l’arbre et s’en alla, pleine de joie. On dit encore d’elle dans le pays qu’elle fut très heureuse. Il paraît qu’elle regardait le monde avec un regard neuf à chaque instant.


Histoire extraite du livre : Contes et chemins d'éveil - Jérôme Marcoux - Editions Bénévent 

Par Jérôme Marcoux - Publié dans : Histoires courtes - Communauté : Textes à méditer
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 23:02


Un jour viendra où les humains seront les amis de la nature.

Par Jérôme Marcoux - Publié dans : Vue sur l'avenir
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 22:34

Par nos pensées, nos émotions, nos réactions, nos paroles, et nos actes nous créons des avenirs avant de les vivre.

Le savoir permet de créer l'avenir avant de le vivre. On dit alors que l'on vit son rêve. C'est la position de l'auteur et acteur de sa vie.

L'ignorer oblige de subir des avenirs que l'on a créé sans le savoir et que l'on ne maîtrise pas. On dit alors que l'on vit un cauchemar. C'est la position de la victime de causes extérieures.
Par Jérôme Marcoux - Publié dans : Comprendre
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 19:02

Lorsque la vision s'éclaire, la vie et le monde s'illuminent.
Par Jérôme Marcoux - Publié dans : Des mots pour la vie
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Jeudi 13 août 2009 4 13 /08 /Août /2009 12:32

Le bien attire le mieux.
Par Jérôme Marcoux - Publié dans : Des mots pour la vie
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